Introduction

Introduction
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Angèle,

Adolescente volage et sans attache depuis bien des années.
Seulement elle le sait, maintenant, elle doit y remédier, changer tout, remettre en question tout ce qu'elle avait cru jusqu'ici et se remettre en question elle-même.

Quand on a un objectif bien précis, il faut parfois savoir utiliser des personnes pour l'atteindre, jouer la comédie, mentir, tricher, se salir. Mais qu'arrive-t-il quand on se prend au piège, que l'on se met à ressentir ces sentiments inconnus, que l'on se sent tellement faible et vulnérable ? On renforce notre carapace, qui s'épaissit d'années en années, on crache des mots, vérités ou mensonges, on divulgue les pire choses pour avoir l'air fort, pour se sentir puissante.

Pourtant la fin de ce règne pourrait être plus proche que l'on ne le croyait...






MllexTH ( blog important pour moi, merci d'y aller)


# Posté le dimanche 30 septembre 2007 07:12

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 13:36

Elle ère. Elle ne fait que ça de ses nuits, elle n'a que ça à faire. Avec AP, il l'accompagne toujours, elle ne s'en sépare jamais. Elle connaît cette ville comme sa poche, elle se glisse entre les immeubles, se faufile dans les rues les plus sombres. Là où même la lune n'oserait pas s'aventurer, elle, elle a trop l'habitude pour avoir peur. Et puis aux alentours de 3h00 elle reprend le chemin de chez elle. Son iPod sur les oreilles, ses quelques larmes sur ses joues. Elle ne les laisse que couler à ce moment là, elle n'a jamais pleuré devant les autres. Elle ne sait pas montrer ses sentiments aux autres. Elle sert son appareil photo dans sa main. Elle aimerait tant que ce soit sa main qui se trouve dans la sienne, comme avant, ils marcheraient main dans la main. Ils seraient inséparables, pourquoi a t-il fallu qu'elle déménage ? Ses parents ont divorcé, elle n'a pas eu le choix. Elle arrive dans le centre, là où l'on voit la lune, c'est la pleine lune, quelque chose va arriver. De toute façon il lui arrive toujours des choses. Elle marchait tranquillement et ne le vit pas arriver. Lui il avait des lunettes noires sur les yeux, il regardait ses pieds et il avait les mains dans les poches. Ils ne se sont pas vu, le choc a juste été assez violent pour qu'elle tombe, pour que AP glisse de ses mains et pour qu'il sursaute.

Angèle (A) : AP !

Elle l'a vu tomber, elle l'a vu se fracasser sur le sol, elle a sentis la haine monter en elle. Lui il l'a pris pour une folle. Il s'est demandé ce qu'elle avait.

... : Je... Je suis désolé.

Elle s'est levée, a épousseté son pantalon et elle a pris un air dégagé. Il l'a dévisagé, elle l'a regardé et l'a giflé.

A : enfoiré.

Il s'est mis à pleuvoir, doucement puis violemment. De violentes petites gouttes fines lui giflaient le visage, elles se mélangeaient une à une à ses larmes. Elle a ramassé son vieil appareil argentique. Et a continué sa route, son visage n'éprouvait pas le moindre sentiment. Quand soudain quelque chose lui a fait tilt. Elle s'est arrêtée et dans cette rue sombre, seul un rayon de lune laissait apercevoir son petit sourire satisfait. Elle s'est retournée, il était là, un peu plus loin. Et dans le silence glacial de la nuit un cri retentit.

A : TOM !


Aucune réponse peut être n'avait-il pas compris que la jeune fille s'adressait à lui.

A : TOM KAULITZ !

Il s'est retourné, plein d'étonnement. Elle a marché dans sa direction, doucement. Sans laisser présager que le pire était à venir. Elle est arrivée à sa hauteur et lui a simplement glissé ses quelques mots, sans une once de vérité.

A : je suis désolé, je me suis emportée.


Vers 4h du matin la Lune qui observait tranquillement Berlin, vit sortir deux jeunes d'une discothèque, deux jeunes qui finiront leur nuit dans un hôtel 5 étoiles. Un certain matin, un certain 8 septembre, un couple éphémère c'était formé. La fin d'un équilibre était venu. Le début d'une nouvelle vie pointée le bout de son nez, pas forcement meilleur. Juste pire...





À partir de maintenant je préviendrais
Tous ceux qui auront laissé un commentaire sur
Le dernier chapitre en ligne.
Et ce à chaque fois.

# Posté le samedi 06 octobre 2007 09:27

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 13:51

Un réveil a retentit dans la pièce, la jeune fille a levé la tête. Le réveil qui se trouvait à côté d'elle affichait 7h, en apercevant cette heure matinal sa tête retomba lourdement sur l'oreiller, sa main sortit d'une couverture pour taper d'un coup sec sur ce réveil. Le bruit cessa et elle retomba dans le sommeil. Quant au blond, il dormait toujours profondément et n'émit qu'un seul et faible gémissement pour montrer son mécontentement.

Dans la chambre d'à côté, Bill était déjà levé, comme à son habitude pour avoir le temps de se préparer et pour ne pas être en retard. Son expérience lui laissait aussi savoir que son jumeau ne se lèverait pas et qu'il serait obligé d'aller le sortir lui-même du lit. Il prit donc la direction de la suite de son frère et pénétra sans frapper.

Bill (B) : Tom, lèves toi ! TOM ! Je te parle !
T : non tais toi, laisses moi dormir.
B : Tom, il te reste 1h pour te préparer, manger et te lever.
T : mais laisses moi dormir.
B : Tom, merde. Fait pas le gamin.
A : putain mais s'il veut pas se lever lâche le. Moi j'ai rien à faire et je veux dormir.


C'est à cet instant que le jeune chanteur s'aperçut qu'une deuxième personne occupait le lit. Il fut étonné, non pas de sa présence, mais de sa manière de répondre. Personne ne lui a jamais parlé comme ça. Et personne ne lui parlera comme ça, surtout pas les conquêtes de son frère.

B : dis Tom, pourquoi tu ne prends que des blondes ?
A : comme ça tu peux comprendre ce qu'elles disent.


Enfin, jusqu'à Angèle.

T : euh, c'est bon je me lève.

Bill le regarda furtivement, et partit, claquant la porte de la chambre furieusement mais gardant toutes ses pensées pour lui.

A : nous sommes le samedi 8 septembre 2007 et alors qu'une matinée de travail s'annonce, les quatre membres de Tokio Hotel n'ont qu'une chose en tête, l'anniversaire de leur batteur préféré.
T : comment tu sais ça ? Tu es fans ?
A : mystère et boule de gum mon chou !


Elle lui déposa un baiser furtif sur la bouche et s'éclipsa dans la salle de bain enroulé dans un drap.

T : j'y vais.
A : oui
T : tu es sûr que tu ne veux pas venir
A : je ne viendrais pour rien au monde
T : je passe te chercher ce soir
A : oui
T : à ce soir
A : hein hein


La porte se referma et son image disparue.

A : je ne raterais ça pour rien au monde...

# Posté le samedi 06 octobre 2007 14:12

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 14:03

Pendant que les séances photos et les interviews s'enchaînaient, elle essayait de réparer.

A : mais merde, vous ne savez même pas réparer un appareil photo !
- désolé mademoiselle, mais il fallait en prendre soin, cet appareil est ancien et en conséquent très fragil.
A : connard.


Elle partit, cela faisait au moins la cinquième boutiques. Elle décida de se rendre à l'évidence, son vieil appareil photo était définitivement hors d'usage. Elle s'assit sur un banc de la capital et le contempla longuement. C'était tout un passé qu'il faisait revivre, une flamme dans sa vie, une flamme éteinte. Elle pensa à ce soir. À Tom et lui. Elle se leva et rentra chez elle. Angèle fouilla dans un carton, un vieux carton. Ce n'était qu'en fait une boite de chaussure, remplit de photos. Elle avait sorti sa photo, la seule qui n'était pas d'elle. Mais celle qu'elle aimait le plus. Elle la regardait, ferma les yeux et se remémora ces instants. Elle aurait tout donné pour y retourner. Pour changer son présent, mais elle le savait trop bien, tout était impossible. La jeune fille rangea toutes les photos qu'elle avait sortit pour trouver la sienne, rangea le carton, se leva et partit dans sa chambre. Alla s'asseoir à son bureau, ouvrit un tiroir et en retira une feuille. Elle prit un des nombreux crayons qui traînaient par là. Et elle se mit à écrire. Ecrire comme elle le faisait si bien, écrire et prendre des photos étaient tout ce qu'elle savait faire. Ses paroles étaient tellement moins agressives sur du papier, elles n'avaient pas cette pointe de reproches, son écriture était douce, elles coulaient comme de l'eau douce, de l'eau pure... Mais cette fois si son écriture échappa à tout cela, elle est rouge, elle pique, elle griffe, elle fait mal. Mais sans le vouloir. Les paroles étaient adressées à une seule personne. Lui il sait qu'elles vont arriver tel le vent avant la tempête. Il le sait et il essaye de s'y préparer. C'est aujourd'hui, aujourd'hui que sa vie va basculer où simplement... Redevenir ce qu'elle était.

# Posté le dimanche 14 octobre 2007 12:48

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 14:46

A : Oui
T : t'es où ? Je t'attends !
A : je suis chez moi.
T : je viens te chercher.
A : Tu ne sais pas où j'habite.
T : dis-moi.
A : non, je vous attends au café du centre, celui près de votre hôtel, tu vois où c'est ?
T : euh... oui.
A : parfait, à toute suite.


La jeune fille était déjà pratiquement arrivée dans ce café, c'était une habituée. Il se situait à quelques pas de chez elle. Et elle savait très bien que les autres n'arriveraient pas avant au moins 10 minutes. Elle passa devant le bar.

A : Salut Ed'
Ed' : Salut beauté ! Comme d'habitude.
A : Oui. Est-ce que tu pourrais me rendre un service ?
Ed' : bien sûr, je suis 100% à ton écoute.
A : Dans environ 10 minutes, 4 jeunes vont passer la porte et venir m'attendre. Ce sont les TH. Il faudrait que tu donnes ça à Gustav. Tu vois qui c'est au moins ?
Ed' : le beau blond un peu timide


Il s'empara de la lettre et la photo. Et elle partit s'asseoir à une table du fond, d'où, elle les vit arriver 10 minutes plus tard comme elle l'avait prévu.

Ed' se dirigea vers leur table avec un plateau où trônaient la lettre et la photo. Il l'a tendit au batteur qui ne fut presque pas étonné.

Coucou mon Gus,
Oui, me revoilà. Ça faisait longtemps, trop longtemps.
Mais maintenant, du temps on va en avoir.
Je viens te voir ce soir pour ton anniversaire.
Oui je me suis débrouillée pour me faire inviter !
Comme à mon habitude je me débrouille...
Le pauvre petit, il croit maintenant que je suis à lui,
qu'il fait ce qu'il veut de moi, mais c'est moi
qui dirige. Ah oui, tu n'es pas au courent, j'ai un
nouveau copain, je suppose que ça ne va être qu'un
éclair dans ma vie, mais un éclair qui sert à te voir.
Pourtant... J'ai envie de te remettre à l'épreuve.
Tu sais comme avant, quand t-on était des gamins.
Va falloir que tu patientes un peu pour pouvoir me resserrer
Fort contre toi. Tu sais comme cette fois là, en camps de vacances.
Pendant une semaine on avait fait comme si l'on ne se connaissait pas
Tu avais eu beaucoup de mal... A le bon vieux temps...
Ça fait sourire, de bons souvenirs comme ça, on n'oubli pas.
Passons, dans 5 minutes tu vas me voir arriver par derrière.
Alors, je compte sur ta discrétion...
Bisous,_______Angèle
Qui t'aime quand même

PS : ah, j'oubliais, Bon anniversaire.


Il saisit la photo où il se trouvait en sa compagnie. On les voyait, tous les deux, le sourire aux lèvres. Quand ils étaient heureux.

# Posté le samedi 20 octobre 2007 17:21

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 15:18