Elle le fixait, elle savait exactement ce qu'il allait lui dire. Elle savait qu'il valait mieux qu'ils s'éloignent d'ici et qu'ils discutent dans une autre pièce. Loin, loin de lui, d'eux. Il fallait qu'elle empêche au maximum que tout cela se répande, qu'il parle. C'était son devoir, c'était une obligation. C'est pour cela qu'elle lui a calmement ordonné de la suivre, si calmement que l'on aurait dit que tout allait bien. Seulement son regard en disait long, ses deux billes noisettes étaient devenues deux braises naissantes risquant à chaque instants de se transformer en deux flammes dévorant tout sur leurs passages. C'est pour cela qu'ils se retrouvèrent sur le toit de l'hôtel. Seuls, ils étaient seuls. De cet endroit on a l'impression de dominer le monde. Mais par la suite on comprend aussi que l'on est qu'un grain de sable dans cet univers, un grain de sable qui finit tôt ou tard par s'envoler et disparaître.

A : comment tu as su ?
B : ce n'est pas difficile de comprendre. Je t'ai déjà trouvé louche la première fois. Et plus tard tu as tout confirmé, tu t'es rapprochée de Gustav et lui a eu un changement radical de comportement. Je ne crois pas au hasard. Depuis quand tu le connais ?
A : depuis qu'il est né. Nos mères étaient très proches.
B : mais nous n'avions jamais entendu parler de toi.
A : normal nous ne nous étions pas vus depuis neuf ans.


Elle aurait pu aimer Bill Kaulitz s'il n'avait pas fourré son nez partout. Seulement c'est ce qu'il fait. Elle le détestait.

A : tu comptes lui dire ?
B : non.
A : ah bon et pourquoi ?
B : parce que c'est toi qui va le faire. Et après tu quitteras cet endroit.
A : j'aurais dû m'en douter. C'est dommage, on aurait pu bien s'entendre.
B : je ne sais pas si tu t'en es aperçu, mais mon frère t'aime. Et je ne te pardonnerai jamais de lui avoir fait ça.
A : qui as dit que je ne l'aimais pas.
B : tu es ici pour Gustav. Pas pour Tom.
A : notre c½ur nous joue parfois des tours.
B : je ne crois pas que ce soit ton cas.
A : tu ne me connais pas.
B : toi non plus.
A : les garçons vont s'inquiéter, il vaut mieux descendre.
B : dis leur que je suis en vie. Ça les rassurera.


Elle se retourna et commença à partir, les mains dans les poches. Soudain elle s'arrêta et se retourna. Repartit vers Bill qui lui tournait le dos.

A : une dernière chose.

Il sursauta et se retourna.

A : Bill, je tenais à te dire que tu es un mec bien, que je suis désolée et que je serais parties quand tu redescendras.


Elle se retourna et partit d'un pas assez vif. Elle ne savait pas ce qui lui était passé par la tête. Elle s'était peut-être juste rendue compte qu'elle les rendait tous malheureux. Elle avait fait endurer tant de choses à Gustav, joué avec le c½ur de Tom, ce qui avait rendu Bill assez mal. En cet instant elle se promit de quitter ces lieux, ces personnes et de ne plus jamais revenir. Pour leur bien. Elle resterait seule jusqu'à la fin de ses jours et cela éviterait les problèmes et les déceptions.

A : Bill vous fait savoir qu'il est en vie.

Elle se dirigea dans la chambre qu'elle occupait et ramassa le peu d'affaire qu'elle avait amené. Les mit dans son sac à dos et prit la photo dans sa main. Enfila sa veste, souffla un coup et sortit.




Joyeux Noël et Bonne Année !
(Pour ma part je vais recevoir mon bulletin demain...)

# Posté le dimanche 23 décembre 2007 07:46

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 16:47

T : Angèle ça va ? Tu vas où ?

Gustav se leva brusquement. Les yeux de la jeune fille brillaient, c'était la première fois. Elle avança vers Tom, s'arrêta devant lui et n'osa pas lever la tête.

A : je suis désolée.

Elle se tourna vers Gustav, le regarda à peine avant de déchirer la photo en deux. ce qui doucement les sépara l'un de l'autre. Puis elle se retourna et partit. C'était la fin. La fin d'une vie ou plus simplement, la fin de sa survie.

A : adieu.

Angèle disparu du cadran de la porte. Les deux garçons étaient trop surpris pour réagir, Georg et Titania avaient regardé la scène sans broncher. Et ce ne fut que quelques minutes plus tard que Bill surgit, paisible jusqu'à la vue de son frère et Gustav.

B : Elle est partie ? Tom ! Elle est partie ! Oh ! Gustav ?
G : euh, oui... je... euh... oui.
B : depuis quand ?
G : euh... humm... 5 minutes.


Le jeune garçon se précipita dans les escaliers et se retrouva bien vite dans le hall. N'apercevant personne il s'assit sur l'une des premières marches de l'escalier, désespéré.

- M. Kaulitz ?
B : quoi ?
- un mot pour vous M. Kaulitz.
B : hein ?
- oui M. Kaulitz une jeune fille quittant l'hôtel a laissé ce mot. Tenez.
B : merci.
- : de rien M. Kaulitz.


« Je le savais...
RDV au point de départ. »

Le jeune homme dû réfléchir quelques minutes avant de trouver la réponse. Il remonta pour prendre un élastique, pour rassembler ses cheveux, une casquette, enlever tous ses bracelets bagues et colliers ainsi que pour changer de pantalon. Quelques minutes plus tard, il sortit et commença à marcher d'une allure qui se valait déterminé et rapide.


Désolée pour cette atrocité.

# Posté le mercredi 26 décembre 2007 13:37

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 16:52

« Le café du centre », là où tout avait commencé, où elle avait revu Gustav. La première fois en quelque sorte qu'il s'était vu tous les deux. Le jeune chanteur entra précipitamment dans le café, il regarda autour de lui, mais, ne vit rien. Il eut alors l'idée d'aller demander au serveur de la dernière fois puisqu'elle semblait le connaître.

B : s'il vous plait est ce que... Ed' est là ?
- oui bien sur !
B : merci.
Ed' : oui c'est pourquoi ?
B : vous n'auriez pas vu Angèle ?
Ed' : c'est toi qu'elle attendait ?
B : oui pour...
Ed' : je vais t'expliquer quelque chose. Ça fait un an maintenant que je connais Angèle. Et je ne l'ai jamais, jamais vu dans un état pareil. Je ne sais pas ce que tu lui as fait mais, ça ne doit pas être rien.
B : vous croyez qu'elle m'aurait donné rendez-vous si elle m'en voulait. Elle est où ?
Ed' : elle est rentrée chez elle.
B : et c'est où ?


Après quelques minutes de négociation bill obtint l'adresse d'Angèle ainsi qu'un double des clefs de son appartement, bien qu'Ed' lui ai signifié qu'elle ne fermait à clef que très rarement. Il se dirigea d'un pas mal assuré vers l'immeuble. Qu'est ce qu'il allait bien pouvoir lui dire ? Il ne s'était jamais retrouvé dans une situation pareille. Peut être s'était-il trompé, peut-être l'aimait-elle vraiment. Qu'avait-il fais ? Il arriva devant l'immeuble et s'aperçut qu'il ne connaissait pas le nom d'Angèle et qu'en conséquent il ne savait pas à quel étage elle habitait. Heureusement Ed' avait eu la bonne idée de marquer le code sur un bout de papier. Bill entra et se demanda comment il allait la trouver quand il fut interrompu.

- jeune homme pourrais-je savoir ce que vous cherchez ?
B : oui sûrement, je cherche Angèle. Est-ce que vous sauriez à quel étage elle habite ?
- je suis Mme Covey, j'aimerais que vous lui disiez que j'ai nourri son chat pendant qu'elle était absente. C'est au 6é étage, vous ne pouvez pas vous tromper, c'est la seule.
B : merci et... Il n'y a pas d'ascenseur ?


Elle lui fit non de la tête, il soupira un instant et commença sa montée interminable. Un étage, deux étages, trois étages, quatre étages, comment fait-elle ? Cinq étages, six étages.

B : Je n'en peux plus.

Il reprit son souffle quelques instants et frappa, la sonnette étant apparemment en pane. Il ne fut pas surpris quand aucune réaction ne se présenta.

# Posté le samedi 12 janvier 2008 04:27

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 17:19

Il actionna la poignée de la porte qui s'ouvrit. Laissant apercevoir l'intérieur de l'appartement. Lumineux, spacieux et bien meublé, le chanteur s'attendait à tout sauf à cela. Même s'il y avait un peu de désordre, il dépassait tout ce qu'il avait imaginé. Il avança et commença à la chercher, de l'autre côté du salon une porte était entre ouverte, il décida d'aller voir. Quand il fut assez près pour découvrir que c'était une chambre, sûrement celle d'Angèle, il ne put que constater les dégâts, des dizaines de photos s'étende sur le sol, toutes déchirées. Il pénétra dans la chambre, Angèle s'était recroquevillé par terre enlacent ses genoux de ses bras. Des sanglots secouaient son corps, ses cheveux cachaient son visage. Bill s'accroupit près d'elle, lui demanda doucement de se calmer tout en remettent délicatement une mèche de ses longs cheveux derrière une de ses oreilles, puis il caressa pendant quelques minutes sa joue avant de la prendre dans ses bras.

B : Je suis désolée, je ne pensais pas...

Au bout d'une demi heure environ, qui sembla une éternité au chanteur, la jeune fille s'apaisa puis s'endormit dans ses bras, Bill s'en trop bouger la prit dans ses bras et la posa sur le lit. Et se redirigeât vers le salon quand elle l'interpella.

A : ne me laisse pas.


Bill rebroussa chemin et s'allongea à côté d'elle, elle s'empressa de se rapprocher du torse du jeune homme, se recroquevillant, se sentant bien plus protégé que toute seule. Après quelques secondes d'hésitation le chanteur l'enlaça de ses grands bras. Elle ne tarda pas à céder au sommeil, suivis de peu par Bill épuisé par tous ces rebondissement et se sport....

Après un silence déconcertant la sonnerie d'un portable retentit annonçant au chanteur, endormit jusqu'alors profondément dans les bras de la jeune fille, que quelqu'un voulait savoir où il se trouvait. Sa main s'engouffrait dans sa poche pour saisir l'appareil lorsqu'un grognement se fit entendre dans la pièce. C'était Angèle, qui détestait être réveillé par quoi que ce soit. D'une voix endormit les yeux encore fermaient et sans même bouger, il décrocha.

B : Allo ?
T : MAIS PUTIN BILL T'ES OU ?


Le garçon éloigna brusquement son téléphone lorsqu'il entendit la voix de son frère, qui eut pour effet de le réveiller.

B : gueule pas je vais bien...
T : TU AURAIS PU TÉLÉPHONER ! OU AU MOINS ENVOYER UN TEXTO !


Bill n'attendit pas une seconde de plus pour mettre fin aux reproches de son frère. Il raccrocha et attendit sachant pertinemment que Tom le rappellerait d'ici quelques minutes, le temps qu'il souffle et reprenne son calme pour ne pas s'énerver de nouveau et risquer que son petit frère lui raccroche une nouvelle fois au nez.

B : J'arrive ok ?
T : oui et sois près on a une interview dans une heure, suivis d'une émission.
B : je serais prêt, à toute suite.


Il raccrocha, se pencha et déposa délicatement un baiser sur le front d'Angèle avant de s'éclipser discrètement.

[...] Elle se réveilla, se tourna vers son réveil qui affichait 16h30. Laissant calmement s'échapper un soupir quand elle vit qu'elle était seule. Elle se demanda soudainement si Bill allait revenir. Elle alluma son poste, qui pour ne pas changer craché toujours les mêmes paroles.

Keiner weiss, wies Dir geht.
Keiner da, der Dich versteht.
Der Tag war dunkel, und allein.
Du schreibst Hilfe, mit Deinem Blut.
Obwohl es immer wieder wehtut.
Du machts die Augen auf, und alles bleibt gleich.

Ich will nicht störn, und ich will auch nicht zu lange bleiben.
Ich bin nur hier um Dir, zu sagen.

Ich bin da, wenn Du willst.
Schua Dich um, dann siehst du Mich.
Ganz egal, wo Du bist.
Wenn Du nach mir greifst, dann halt ich Dich.

Dein Leben sinnentleert, Deine Schatten tonnenschwer.
Und alles was Du jetzt brauchts, hast Du nicht.
Du suchts den Regenbogen.
Es liegt tot vor Dir, am Boden.
Er hat solang es ging gestrahlt, nur für Dich.

Ich will nicht störn, und ich will auch nicht zu lange bleiben.
Ich bin nur hier um Dir, zu sagen.

Wenn Du die Welt nicht mehr verstehst,
und jeder Tag im Nichts vergeht.
Wenn sich der Sturm nicht mehr legt,
und Du die Nacht nicht mehr erträgst.
Ich bin da wenn Du willst, ganz egal wo Du bist.

An deiner Seite, bur eine Weile.

Ich bin da,
Ich bin da, wenn Du willst.
Ich bin da, ganz egal wo Du bist.
Ich bin da, schau in Dich rein dann siehst Du mich.
Ganz egal wo Du bist.
Wenn Du nach mir greifst dann halt ich Dich.
Ich bin da wenn Du willst, ganz egal wo Du bist.

An Deiner Seite, nur eine Weile.
Du bist nicht alleine.


Cela faisait déjà une bonne heure qu'elle était assise en face de son poste sans bouger un cousin serré contre sa poitrine. Quand une voix survenue derrière elle, la même que celle provenant du CD. Elle l'entendit se mettre à genoux derrière elle et sentit ses grands bras l'encercler, elle fit basculer sa tête en arrière jusqu'à trouver l'épaule du chanteur.

A : Merci, mais je préfère que tu oublies où j'habite, une bonne fois pour toute.

Il se leva et lui jeta un dernier regard avant de disparaître.





Cette fiction n'est pas finie.
Elle prend juste un nouveau tournant.
Estimation pour la suite ?

# Posté le dimanche 20 janvier 2008 05:46

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 17:33

- NEUF OCTOBRE -
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# Posté le vendredi 01 février 2008 17:44

Modifié le samedi 15 mars 2008 07:05