Mère Angèle (MA) : Quand tu es parti j'attendais déjà Lana depuis environ 4 mois. Elle va avoir 3 ans cet été, le 17 juillet.
A : ...
Depuis plus d'un quart d'heure la mère d'Angèle enchaînait les monologues, accueillant ici et là quelque petite réplique d'Angèle, qui dévorait chaque parole.
L : Est-ce que Julie reste dormir là ?
A : non Julie va repartir chez ses amis.
L : oh, mais, je voulais te prêter mon lit.
A : je vais y aller, tu penseras à lui expliquer.
MA : oui, à bientôt ma chérie
A : ah et papa ? Tu as de ses nouvelles ?
Sa mère hésita un long moment, avant de céder. Une phrase, six mots, un monde qui s'écroule, une nouvelle fois.
MA : Angèle, ton... Ton père est parti.
A : oui maman, je sais qu'il est parti, mais tu n'as pas eu de nouvelle de lui depuis...
MA : non. Il est parti...
Elle n'osait pas regarder Angèle, elle n'osait pas affronter ses yeux, ses reproches, elle était lâche. Elle aimait sa fille mais, ne pouvait se résoudre à lui dire vraiment, "Il est parti", c'était comme mettre un voile sur la vérité. Tout faire pour éviter le conflit, tout faire pour éviter son regard, tout faire pour éviter le passé.
A : ah.
MA : je suis désolée, j'aurais dû te le dire, j'aurais dû t'appeler, je m'en veux !
A : non, ce n'est pas grave. C'est la vie. Je vais rentrer, je suis fatigué.
Sa mère la regarda s'éloigner, de toute façon cela ne servirait à rien d'essayer de la retenir. Elle nierait en bloc. Elle lui répondrait qu'elle allait bien, que de toute façon ça ne changerait rien. Elle prit néanmoins l'initiative d'appeler Gustav, qui ne répondit pas. Elle retenta bien des fois avant d'entendre sa voix.
Angèle rentra vers 17h, sous le regard inquiet de Gustav, qui avait raccroché il y a peu. La jeune fille se doutait bien de la conversation qui allait naître entre elle et le blond, c'est pour cela qu'elle commença par la clore.
A : Je suis fatiguée, je vais me coucher.
Elle le regarda avec insistance, il frissonna, mais savait pertinemment qu'elle avait fait cela dans le but de le déstabiliser. Alors, il la suivit une fois qu'elle eut disparut dans sa chambre.
A : Gustav, casse-toi avant que je m'énerve.
G : énerve toi si cela te dit, mais je ne partirais pas.
Le regard noir que lui jeta Angèle lui arracha un sourire nerveux.
G : Arrête de te cacher derrière cette carapace Angèle. Tu es bien plus fragile que tu ne le montres et je le sais très bien.
A : Ferme-là.
G : Non, laisses-moi finir ! Pourquoi ne réagis-tu pas ? Pourquoi ne montres-tu pas ta tristesse ?
A : Je ne suis pas triste.
Le regard que lui adressa le batteur à ce moment précis la contredit. Oui, elle était triste, mais elle ne l'avouerait pas. Non, jamais. Jamais ce salopard ne mériterait qu'elle pleure.
A : Je ne saurais jamais triste pour ce... Cet...
G : Ton père est mort, Angèle il est mort. Tu comprends, il est normal que tu éprouves cela. Merde laisse-toi aller !
A : NON. CE N'EST PAS MON PÈRE !
Gustav resta calme, inutile de crier plus fort, elle ne se braquerait que plus.
G Que tu le veuilles ou non ça l'est et tu l'aimes, même si tu refuses de l'entendre, même si tu refuses de le penser et d'y croire; tu l'aimes. C'est ton père.
A : ce n'est pas vrai, je ne l'aime pas, JE NE L'AIME PAS ET IL N'EST RIEN POUR MOI.
Gustav s'approcha d'elle et voulu la prendre dans ses bras, elle le repoussa violemment.
G : Pourquoi tu ne t'exprimes que par des gestes ? Parle nous ! Pleures, ris, mais fais quelque chose merde !
A : Je te déteste.
Elle avait dit cela avec une telle puissance que les poings du jeune blond se serrèrent et se mirent à trembler.
G : Dit-moi que tu mens.
Angèle baissa la tête avant de quitter la pièce, consciente de ce qu'elle venait de faire. Gustav resta immobile, ne sachant que faire. Y croire et continuer de se battre pour elle ? Depuis combien d'année tout cela c'est installé, ce climat, cette distance ? Il était fatigué et se sentait impuissant. Non, cette fois ce n'était pas à lui d'y aller.
Il rejoignit le salon, où se trouvaient les autres. Ces derniers qui avaient suivi Angèle du regard, se reportèrent sur la porte de la chambre, attendant visiblement une deuxième réaction. Quelques minutes plus tard Gustav sortit et s'avachit sur un fauteuil libre. Tous les regards étaient portés sur lui.
G : Tom va-y.
T : Pourquoi moi ?!
G : à ton avis ?
Tom se leva à contrec½ur, appréhendent les instants suivants. Il se retourna avant de franchir la porte.
T : Et je la trouve où ?
A : ...
Depuis plus d'un quart d'heure la mère d'Angèle enchaînait les monologues, accueillant ici et là quelque petite réplique d'Angèle, qui dévorait chaque parole.
L : Est-ce que Julie reste dormir là ?
A : non Julie va repartir chez ses amis.
L : oh, mais, je voulais te prêter mon lit.
A : je vais y aller, tu penseras à lui expliquer.
MA : oui, à bientôt ma chérie
A : ah et papa ? Tu as de ses nouvelles ?
Sa mère hésita un long moment, avant de céder. Une phrase, six mots, un monde qui s'écroule, une nouvelle fois.
MA : Angèle, ton... Ton père est parti.
A : oui maman, je sais qu'il est parti, mais tu n'as pas eu de nouvelle de lui depuis...
MA : non. Il est parti...
Elle n'osait pas regarder Angèle, elle n'osait pas affronter ses yeux, ses reproches, elle était lâche. Elle aimait sa fille mais, ne pouvait se résoudre à lui dire vraiment, "Il est parti", c'était comme mettre un voile sur la vérité. Tout faire pour éviter le conflit, tout faire pour éviter son regard, tout faire pour éviter le passé.
A : ah.
MA : je suis désolée, j'aurais dû te le dire, j'aurais dû t'appeler, je m'en veux !
A : non, ce n'est pas grave. C'est la vie. Je vais rentrer, je suis fatigué.
Sa mère la regarda s'éloigner, de toute façon cela ne servirait à rien d'essayer de la retenir. Elle nierait en bloc. Elle lui répondrait qu'elle allait bien, que de toute façon ça ne changerait rien. Elle prit néanmoins l'initiative d'appeler Gustav, qui ne répondit pas. Elle retenta bien des fois avant d'entendre sa voix.
Angèle rentra vers 17h, sous le regard inquiet de Gustav, qui avait raccroché il y a peu. La jeune fille se doutait bien de la conversation qui allait naître entre elle et le blond, c'est pour cela qu'elle commença par la clore.
A : Je suis fatiguée, je vais me coucher.
Elle le regarda avec insistance, il frissonna, mais savait pertinemment qu'elle avait fait cela dans le but de le déstabiliser. Alors, il la suivit une fois qu'elle eut disparut dans sa chambre.
A : Gustav, casse-toi avant que je m'énerve.
G : énerve toi si cela te dit, mais je ne partirais pas.
Le regard noir que lui jeta Angèle lui arracha un sourire nerveux.
G : Arrête de te cacher derrière cette carapace Angèle. Tu es bien plus fragile que tu ne le montres et je le sais très bien.
A : Ferme-là.
G : Non, laisses-moi finir ! Pourquoi ne réagis-tu pas ? Pourquoi ne montres-tu pas ta tristesse ?
A : Je ne suis pas triste.
Le regard que lui adressa le batteur à ce moment précis la contredit. Oui, elle était triste, mais elle ne l'avouerait pas. Non, jamais. Jamais ce salopard ne mériterait qu'elle pleure.
A : Je ne saurais jamais triste pour ce... Cet...
G : Ton père est mort, Angèle il est mort. Tu comprends, il est normal que tu éprouves cela. Merde laisse-toi aller !
A : NON. CE N'EST PAS MON PÈRE !
Gustav resta calme, inutile de crier plus fort, elle ne se braquerait que plus.
G Que tu le veuilles ou non ça l'est et tu l'aimes, même si tu refuses de l'entendre, même si tu refuses de le penser et d'y croire; tu l'aimes. C'est ton père.
A : ce n'est pas vrai, je ne l'aime pas, JE NE L'AIME PAS ET IL N'EST RIEN POUR MOI.
Gustav s'approcha d'elle et voulu la prendre dans ses bras, elle le repoussa violemment.
G : Pourquoi tu ne t'exprimes que par des gestes ? Parle nous ! Pleures, ris, mais fais quelque chose merde !
A : Je te déteste.
Elle avait dit cela avec une telle puissance que les poings du jeune blond se serrèrent et se mirent à trembler.
G : Dit-moi que tu mens.
Angèle baissa la tête avant de quitter la pièce, consciente de ce qu'elle venait de faire. Gustav resta immobile, ne sachant que faire. Y croire et continuer de se battre pour elle ? Depuis combien d'année tout cela c'est installé, ce climat, cette distance ? Il était fatigué et se sentait impuissant. Non, cette fois ce n'était pas à lui d'y aller.
Il rejoignit le salon, où se trouvaient les autres. Ces derniers qui avaient suivi Angèle du regard, se reportèrent sur la porte de la chambre, attendant visiblement une deuxième réaction. Quelques minutes plus tard Gustav sortit et s'avachit sur un fauteuil libre. Tous les regards étaient portés sur lui.
G : Tom va-y.
T : Pourquoi moi ?!
G : à ton avis ?
Tom se leva à contrec½ur, appréhendent les instants suivants. Il se retourna avant de franchir la porte.
T : Et je la trouve où ?