xStory (nouvelle fiction)

xStory (nouvelle fiction)
Mère Angèle (MA) : Quand tu es parti j'attendais déjà Lana depuis environ 4 mois. Elle va avoir 3 ans cet été, le 17 juillet.
A : ...


Depuis plus d'un quart d'heure la mère d'Angèle enchaînait les monologues, accueillant ici et là quelque petite réplique d'Angèle, qui dévorait chaque parole.

L : Est-ce que Julie reste dormir là ?
A : non Julie va repartir chez ses amis.
L : oh, mais, je voulais te prêter mon lit.
A : je vais y aller, tu penseras à lui expliquer.
MA : oui, à bientôt ma chérie
A : ah et papa ? Tu as de ses nouvelles ?


Sa mère hésita un long moment, avant de céder. Une phrase, six mots, un monde qui s'écroule, une nouvelle fois.

MA : Angèle, ton... Ton père est parti.
A : oui maman, je sais qu'il est parti, mais tu n'as pas eu de nouvelle de lui depuis...
MA : non. Il est parti...


Elle n'osait pas regarder Angèle, elle n'osait pas affronter ses yeux, ses reproches, elle était lâche. Elle aimait sa fille mais, ne pouvait se résoudre à lui dire vraiment, "Il est parti", c'était comme mettre un voile sur la vérité. Tout faire pour éviter le conflit, tout faire pour éviter son regard, tout faire pour éviter le passé.

A : ah.
MA : je suis désolée, j'aurais dû te le dire, j'aurais dû t'appeler, je m'en veux !
A : non, ce n'est pas grave. C'est la vie. Je vais rentrer, je suis fatigué.


Sa mère la regarda s'éloigner, de toute façon cela ne servirait à rien d'essayer de la retenir. Elle nierait en bloc. Elle lui répondrait qu'elle allait bien, que de toute façon ça ne changerait rien. Elle prit néanmoins l'initiative d'appeler Gustav, qui ne répondit pas. Elle retenta bien des fois avant d'entendre sa voix.
Angèle rentra vers 17h, sous le regard inquiet de Gustav, qui avait raccroché il y a peu. La jeune fille se doutait bien de la conversation qui allait naître entre elle et le blond, c'est pour cela qu'elle commença par la clore.

A : Je suis fatiguée, je vais me coucher.

Elle le regarda avec insistance, il frissonna, mais savait pertinemment qu'elle avait fait cela dans le but de le déstabiliser. Alors, il la suivit une fois qu'elle eut disparut dans sa chambre.

A : Gustav, casse-toi avant que je m'énerve.
G : énerve toi si cela te dit, mais je ne partirais pas.


Le regard noir que lui jeta Angèle lui arracha un sourire nerveux.

G : Arrête de te cacher derrière cette carapace Angèle. Tu es bien plus fragile que tu ne le montres et je le sais très bien.
A : Ferme-là.
G : Non, laisses-moi finir ! Pourquoi ne réagis-tu pas ? Pourquoi ne montres-tu pas ta tristesse ?
A : Je ne suis pas triste.


Le regard que lui adressa le batteur à ce moment précis la contredit. Oui, elle était triste, mais elle ne l'avouerait pas. Non, jamais. Jamais ce salopard ne mériterait qu'elle pleure.

A : Je ne saurais jamais triste pour ce... Cet...
G : Ton père est mort, Angèle il est mort. Tu comprends, il est normal que tu éprouves cela. Merde laisse-toi aller !
A : NON. CE N'EST PAS MON PÈRE !


Gustav resta calme, inutile de crier plus fort, elle ne se braquerait que plus.

G Que tu le veuilles ou non ça l'est et tu l'aimes, même si tu refuses de l'entendre, même si tu refuses de le penser et d'y croire; tu l'aimes. C'est ton père.
A : ce n'est pas vrai, je ne l'aime pas, JE NE L'AIME PAS ET IL N'EST RIEN POUR MOI.


Gustav s'approcha d'elle et voulu la prendre dans ses bras, elle le repoussa violemment.

G : Pourquoi tu ne t'exprimes que par des gestes ? Parle nous ! Pleures, ris, mais fais quelque chose merde !
A : Je te déteste.


Elle avait dit cela avec une telle puissance que les poings du jeune blond se serrèrent et se mirent à trembler.

G : Dit-moi que tu mens.

Angèle baissa la tête avant de quitter la pièce, consciente de ce qu'elle venait de faire. Gustav resta immobile, ne sachant que faire. Y croire et continuer de se battre pour elle ? Depuis combien d'année tout cela c'est installé, ce climat, cette distance ? Il était fatigué et se sentait impuissant. Non, cette fois ce n'était pas à lui d'y aller.
Il rejoignit le salon, où se trouvaient les autres. Ces derniers qui avaient suivi Angèle du regard, se reportèrent sur la porte de la chambre, attendant visiblement une deuxième réaction. Quelques minutes plus tard Gustav sortit et s'avachit sur un fauteuil libre. Tous les regards étaient portés sur lui.

G : Tom va-y.
T : Pourquoi moi ?!
G : à ton avis ?


Tom se leva à contrec½ur, appréhendent les instants suivants. Il se retourna avant de franchir la porte.

T : Et je la trouve où ?

# Posté le mardi 24 juin 2008 11:41

Modifié le lundi 10 novembre 2008 05:11

_________________________________________________________________________________THTours

T : tu fais quoi ?

Tom venait de s'asseoir maladroitement aux côtés d'Angèle.

A : je compte les brins d'herbes.
T : Fort intéressant...
A : Tu as quelque chose de plus captivant à me proposer ?
T : Parle moi de toi. Je ne te connais pas.


Elle le regarda avec insistance, scindant son âme. Rigolait-il ? Si c'était le cas ça ne se voyait pas. Elle baissa la tête et fuie le regard de Tom.

A : Dans le registre captivant, il y a mieux, tu ne crois pas ?

Petit rire timide, il attendait une autre réponse. Alors, Angèle tenta le tout pour le tout.

A : Un jour, mon papa fit des galipettes avec ma maman et hop me voila. Ensuite, j'ai grandi, grandi et encore grandi et maintenant je suis là.
T : Sérieusement.
A : Ma vie n'est qu'une blague. Comment veux-tu que je sois sérieuse ?
T : Elle doit être tordante cette blague non ?
A : À mourir de rire.
T : J'ai encore plus tordant.
A : Je demande à voir.


Tom la regarda intensément, un air de défi dans les yeux, pourtant, il n'était plus très sur de lui. Il s'avança doucement et pencha la tête avant de toucher ses lèvres. Il recula puis revint, pour intensifier le baisé.
Après un moment de silence, Tom avoua, sans vraiment arriver à y croire ce qui se trouvait au plus profond de lui.

T : Je t'aime.

Angèle ferma les yeux et même si elle le dit dans un souffle inaudible, il l'entendit très distinctement avant de recommencer à l'embrasser.

A : Moi aussi, je t'aime.

[...] L'heure était aux confidences, Angèle avait enfin décidé d'avouer l'inavouable, ses sentiments les plus enfuis, les plus profonds les plus imprévu, sur le passé, le présent et le futur...

A : Mon père n'est qu'un enfoiré mais c'est malheureusement mon père. Je l'admirais, je l'idolâtrais, tous les soirs quand il rentrait du travail j'accourais dans ses bras et l'embrassais. Je l'aimais comme une folle et il m'a trahi. J'avais dix ans, je rentrais de l'école et il était là, il n'aurait pas dû être là et en plus il était avec une femme. Au début je n'ai rien dit, il m'offrait des tas de cadeaux, m'embrassait, m'enlaçait plus que nécessaire. Il m'achetait. Quand j'ai enfin... réalisé où compris en moi-même ce qu'il avait fait, j'ai été dégoûté. Ma mère n'a jamais douté, elle a toujours été attentionné. Elle avait confiance. Trop sûrement. Je me suis mise à ne plus parler et dès qu'il m'approchait je le repoussais, je jetais et cassais les cadeaux qu'il m'offrait. Mon père ne disait rien, il comprenait que c'était la fin, la fin de son règne. Ma mère ne comprenait pas mon attitude, ni celle de mon père. C'est alors que j'ai tout dit, ma mère n'a évidemment pas voulu me croire. Même si à présent elle se méfiait. Je crois qu'elle savait que je disais la vérité, mais qu'elle ne voulait pas s'y soumettre. Elle a d'abord arrêté de travailler, elle se fâchait de plus en plus avec lui et puis un jour elle l'a croisé dans la rue avec une autre. Elle est tombée en pleine dépression elle a bu, elle était malheureuse mais, ne voulait pas le quitter. Peut-être pour moi ou pour elle je ne sais pas, c'était bien inutile, mais bon... Pendant ce temps-là j'allais à l'école, mais je ne travaillais plus, j'étais devenue une petite terreur. Je martyrisais tous mes camarades, tous sauf un, Gustav. Avant nous étions très ami, nous passions nos journées ensemble, nos parents se connaissaient, en fait c'est mon père qui travaillait avec sa mère. Je l'ai gardé un peu pour cela peut-être. Parce qu'il me rappelait mon père d'avant, celui qui était fier de moi et qui m'aimait. Gustav l'a remplacé. On c'est inventé un monde à nous, où les limites n'existaient pas, on avait pris une photo de nous et quand l'un de nous deux l'avait en mains, il devait faire ce que l'autre lui disait. Un jour, pendant que mes parents criaient, nous sommes sortis sans qu'ils ne s'en rendent compte. Le soir nous ne sommes pas rentrés. Ce sont les policiers qui nous ont retrouvé pendant la nuit, nous dormions, l'un contre l'autre, dans une petite cabane que nous avions fabriqué quelques temps avant. Après cela, la mère de Gustav n'a plus voulu que je le voie. Mes parents ont divorçés et j'ai dû déménager. Je me souviens du jour où je partais, la veille j'avais été voir Gustav, j'avais grimpé jusqu'à sa fenêtre et je lui avais dit que je partais. Il m'avait promis qu'il viendrait, je lui avais dit l'heure et j'étais repartie. Le lendemain, j'avais dû trouver un prétexte pour ralentir le départ le plus possible, Gustav n'était pas à l'heure. Et puis je l'ai vu arriver en courant, un gros paquet dans les mains, je me suis jetée dessus. Il m'a tendu le paquet et je l'ai ouvert avec précipitation. Je me souviendrais toujours de son air satisfait quand il a vu à quel point cela me faisait plaisir. C'était un appareil photo, mon appareil photo. Je l'ai donc pris en photo, pour me souvenir et puis il m'a fait promettre que l'on se reverrait, lorsqu'il aurait 19 ans. Pourquoi je ne sais pas. Il voulait ce jour, le 8 septembre 2007. Depuis ce jour je ne l'avais pas revu, évidemment, la presse m'a aidée, quand j'ai vu ce qu'il devenait, j'étais fière, fière qu'il est mieux réussi que moi. Et puis je t'ai rencontré, au début tu n'étais qu'un prétexte, un objet me permettant d'accéder à Gustav. Mais, tu es devenu bien plus, bien trop. Je suis désolée pour tout ce que j'ai fait. Mais je ne l'ai fait que parce que je tiens infiniment à Gustav. Je ne regrette rien. Je vous aime tous les deux, chacun à votre manière et tout cela est arrivé à cause de vous. N'est-ce pas ?
T : Bien sûr que oui, c'est de ma faute et celle de Gustav aussi, on ira le gronder... Mais après, restons encore, un petit peu. Tous les deux...



Il me reste un, seulement un chapitre, je peux vous dire que ça me fait vraiment bizarre.
Cela fait un an que je vis avec Angèle. Je m'étais habituée. =) Merci pour ce que vous m'avez apporté.

# Posté le vendredi 19 septembre 2008 14:42

Modifié le dimanche 09 août 2009 12:32

Elle souriait toute seule, il ne s'attendait pas à la voir débarquer. Cela faisait quelques mois qu'ils ne s'étaient pas vu, et elle avait décidé sur un coup de tête d'aller le retrouver. Ça lui arrivait de temps en temps, au grand désarroi de son fiancé. Tom était encore à l'une de ces nombreuses cérémonies où ils recevaient des tas de trophées, elle le savait car il avait pris l'habitude de lui envoyer son emploi du temps complet. C'est Angèle qui lui avait demandé, elle lui avait dit que c'était pour lui envoyer un texto à chaque fin de ces réjouissances, puisque qu'ils gagnaient au moins un prix à chaque fois. Il avait esquissé un sourire tout en lui déposant un baiser sur la tempe.
Aujourd'hui, à cette heure, ils étaient à Cannes et jusqu'à demain. Elle avait donc pris un billet d'avion pour Paris, puis arrivée là-bas, elle en avait pris un pour Cannes. Quand c'était pour Tom, Gustav et tout le groupe, elle dépensait sans compter. Son fiancé était ingénieur réputé et il gagnait très bien sa vie, elle l'aimait un peu, mais c'était surtout pour bien vivre qu'elle l'avait choisis, ou plutôt pour que le petit monstre qu'elle attendait est tout ce qu'il veut. Dans cela était compris une vie stable et un père, présent et attentionné. Ce qu'il n'aurait pas eu si elle avait passé son temps à attendre Tom ou à le suivre. Ethan, son fiancé, avait été mis au courant de la nouvelle il y a peu. L'enfant avait trois mois et demi. Et à cette date elle était avec Tom, elle le savait, Ethan s'il avait la jugeote de calculer pourrait se rendre compte qu'il n'était pas le père de l'enfant. Mais elle savait aussi que même s'il le découvrait il n'en dirait rien. C'était un homme intelligent qui avait réussi sa vie, il avait une belle femme qui faisait sa fierté lors de cocktails et il aurait bientôt un enfant. Il n'irait pas tout gâcher alors que sa vie était tout ce qu'il avait toujours rêvé qu'elle soit. Angèle avait décidé d'annoncer la nouvelle à Tom puis bien évidemment au reste du groupe. En même temps elle les convierait à son mariage, qui aurait lieux dans quelques mois. Gustav l'accompagnerait jusqu'à l'hôtel, sa s½ur qui avait maintenant 19 ans serait son témoin et Tom arriverait en retard, avec un air détaché. Bill et Georg le regarderaient méchamment avant de se retourner vers Angèle et Gustav, tout sourire. Elle se mit à rigoler en imaginant la scène, alors qu'un jeune garçon d'à peine quinze ans, assit à côté d'elle dans l'avion la regardait suspicieusement. Et puis quelques années plus tard, quand il sera né, elle demanderait à Tom d'être le parrain de son enfant, de leur enfant. Elle était persuadée qu'il lui accorderait un grand sourire et qu'il la prendrait dans ses bras. Car il serait heureux d'être quelque chose de concret dans la vie de l'enfant et pas seulement un ami de sa mère.
Environ une heure était passée quand on invita les passagers à attacher leur ceinture, la longue descente vers la Terre commença et Angèle savoura le moment où les roues de l'avion effleurèrent le sol et rebondirent avant de rouler paisiblement. C'était ce qu'elle préférait, ce moment dans le décollage et l'atterrissage où l'on commence à voler, puis lorsqu'on retourne sur Terre, que l'on se dit ; « youpi j'ai volé, je ne me suis pas écrasée ! ». Car même si les avions sont les moyens de transport les plus sûr du monde, vous êtes dans les airs et non sur Terre, ce n'est pas « normal ».
Angèle n'avait pas de valise ou de sac déposé dans la soute à bagages à récupérer, elle sortit donc assez rapidement et partit tout droit dans une librairie. Elle ne tarda pas à trouver ce qu'elle cherchait, un magasine ayant pour couverture Tom, Georg, Bill et Gustav. Et même si elle ne comprenait strictement rien à ce qui le composait, elle l'acheta. C'était un petit souvenir qu'elle ramenait à chaque fois qu'elle rendait une visite surprise au groupe. C'était son petit souvenir. Elle sortit ensuite de l'aéroport et chercha un taxi, qu'elle trouva rapidement.

Taxi-man : Bonjour mademoiselle. Où allez-vous ?

Elle le dévisagea, ne comprenant pas un traitre mot de ce qu'il lui disait. L'homme comprit vite qu'il n'avait pas affaire à une française, il reposa donc sa question en anglais.

Taxi-man : Where are you going ?

Angèle fouilla dans son sac et en sortit une feuille de papier froissée, elle tenta de déchiffrer l'adresse mais n'y parvint pas. Elle tendit donc la feuille au conducteur et lui montra l'adresse, il acquiesça et démarra. Tom n'avait rien oublié, quand elle avait commencé à s'échapper pour le rejoindre, il lui avait fourni un pass qui lui permettait de les rejoindre partout où ils se trouvaient. D'entrer dans les hôtels, de les rejoindre dans les loges, les coulisses et même d'assister aux concerts. Angèle avait promis qu'elle le ferait un jour, ne sachant trop si elle allait tenir sa promesse.
Quelques temps plus tard, le taxi s'arrêta devant un somptueux hôtel quatre étoiles, elle jeta un coup d'½il au rétroviseur, mis quelques-unes de ses mèches de cheveux en ordre et paya avant de sortir. La nuit était tombée depuis bien longtemps et elle eut soudainement envie de dormir. Elle avança vers l'entrée, monta quelques marches et pénétra dans l'hôtel. Elle ne se ferait jamais à tout ce luxe, à chaque fois qu'elle entrait dans l'un de ces hôtels, ses yeux se mettaient à pétiller et elle détaillait chaque recoin des pièces. Ce qu'elle préférait, c'était la moquette épaisse présente dans les chambres et salons, les couleurs n'étaient pas les plus belles, mais comme elle le disait souvent ; « Ces moquettes n'existent que pour marcher dessus pieds nus. ».

- Que puis-je faire pour vous mademoiselle ?
A : La chambre de Monsieur Gustav Schäfer s'il vous plait.


En même temps qu'elle le disait, elle tendit son pass et sa carte d'identitée. On lui indiqua le numéro de sa chambre et elle se dirigea vers les escaliers. Angèle se demanda pourquoi elle n'avait pas demandé la chambre de Tom, peut-être que son inconscient avait semblé plus prudent d'annoncer la nouvelle à Gustav en premier. C'est vrai qu'elle était persuadée qu'il serait content, mais, pour Tom elle n'arrivait pas à être sûre. Comment le prendrait-il ? Heureux d'être père mais, angoissé à l'idée que son fils ne connaisse jamais son vrai père, ou affolé d'être père et heureux de ne pas devoir l'assumer ? Et qu'elle serait sa réaction face à son mariage avec Ethan ? Elle fut soudain prise de multiple doute et préféra se concentrer sur la réaction de Gustav pour ne pas trop stresser.
Devant la porte, Angèle allait frapper pour la troisième fois consécutive quand un Gustav tout endormi ouvrit. Il lui adressa un maigre sourire avant qu'elle ne lui saute dans les bras.

G : Pourquoi ne nous préviens-tu jamais ?
A : Parce que je ne suis moi-même pas au courant.
G : Tu es fatigante...
A : C'est vrai que tu as une sale tête.
G : Tu as vu Tom ?
A : Pas encore, je voulais te voir avant.
G : Pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe ?


Elle s'alluma une cigarette avant de l'éteindre, non il ne fallait pas fumer, ce n'était pas bon pour le bébé. Pourquoi s'inquiétait-elle comma cela, ce n'était que Gustav. Elle croisa son regard, il l'observait, assez curieux.

A : Je suis enceinte.
G : Ce n'est pas vrai ! C'est vrai ?
A : Bien sûr que oui crétin.


Gustav se leva et entama une dans de la joie tout en chantonnant.

G : Toutoutoutou... Je vais être tonton... Nananana... Je vais être tonton...

Angèle explosa de rire, Gustav arrêta de danser et s'accroupit près d'elle, se mettant à hauteur de son ventre, il déposa une main timide dessus et le caressa.

G : Quel âge a-t-il ?
A : Trois mois et demi.


Il fronça les sourcils et adopta un air préoccupé. Angèle souriait et avait très envie de rire.

A : Qui a-t-il Monsieur le futur tonton ?
G : Donnes moi ton paquet de cigarettes.
A : Gustav ! J'ai arrêté de fumer.
G : Il y a combien de temps, cinq minutes, tu viens à peine d'en allumer une.
A : Je l'ai éteinte aussitôt, c'était un vieux réflexe.
G : Et bien justement, les vieux réflexes sont trop dangereux pour mon petit bébé.
A : Ton ? Mais c'est mon bébé je te rappelle !
G : C'est du pareil au même, ne chipotes pas sur les détails !
A : Je pensais avoir imaginé toutes les scènes possibles...
G : Allez, hop hop hop.


Elle lui tendit son paquet en rigolant. Quand Gustav sembla comprendre quelque chose.

G : Mais il y a trois mois et demi, tu étais avec Tom ?!
A : Oui.


Gustav tomba lourdement sur le canapé.

A : Comment crois-tu qu'il va réagir ?
G : Aucune idée. Et Ethan, il le sait ?


Gustav avait déjà rencontré Ethan plusieurs fois, les deux hommes s'entendaient bien, toujours mieux qu'avec Tom, qui ne cessait de le regarder de travers. Angèle le rappelait souvent à l'ordre, soufflant entre ses dents des : « Je ne te fais pas une crise à chaque filles que tu sautes moi. » argument auquel il répondait : « Oui, mais moi je ne la garde qu'une nuit, lui tu l'as tous les jours. » Angèle soupirait donc, ayant épuisé tous ces arguments.

A : Bien sûr que non !
G : Comment feras-tu s'il le découvre ?
A : Il sait que je l'ai trompé avec Tom.
G : Mais pas que tu as un enfant de lui.
A : J'improviserais.
G : Tu es seulement venu pour ça ?
A : Non.
G : Je m'en doutais. Bonne ou mauvaise ?
A : Pour Tom ou pour toi ?


Il rigola.

A : Ethan m'a demandé en mariage.
G : Si je ne pensais pas à Tom, je sauterais de joie.
A : Merci de me rassurer.
G : De toute façon tu le sais bien qu'il ne va pas t'accueillir à bras ouvert avec une voir deux nouvelles comme ça.
A : Je le sais, mais tu pourrais quand même me rassurer.
G : Annonce-lui d'abord ton mariage.
A : Pour qu'il me tue toute suite.
G : On ne sait jamais, si l'annonce d'avoir un enfant est positive pour lui, ça effacera un peu le mariage.
A : Et si c'est le contraire ?
G : Courage.
A : Merci de ton soutien moral.
G : Chambre 525.


Angèle laissa échapper un long soupir avant de quitter la chambre sous les encouragements muet de Gustav, qui comme elle le savait, irait raconter tout ça à Georg et Bill dès qu'elle serait sortie malgré l'heure tardive.
Une fois devant la porte, elle respira profondément et frappa, deux petits coups timides. Elle se doutait qu'il faudrait refrapper, Tom ne se levait pas aussi facilement. Elle refrappa et attendit, toujours rien. Elle commençait à être un peu énervée, c'était ses angoisses qui remontaient... Pour la dernière fois, elle frappa trois coups secs sur le haut de la porte. Elle en était persuadée, s'il ouvrait la porte maintenant, il serait de mauvaise humeur et en vue des nouvelles qu'elle avait à lui communiquer, il fallait mieux qu'il soit calme et réveillé. Elle partait quand il ouvrit, vêtu d'un seul peignoir blanc appartenant à l'hôtel.

T : Angèle ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? Tu pourrais prévenir.
A : Je dérange ?
T : Un... un peu.
A : Rien que ça.
T : Il faut bien que je m'occupe.
A : J'ai, plusieurs choses à t'annoncer et je préférerais le faire assise et seul avec toi.
T : Fais comme chez toi, je vais virer l'autre.
A : Tu sais comment elle s'appelle au moins ?
T : Pourquoi, cela a de l'importance ?
A : Non non, c'est bon vas-y.


Elle ne su pas ce qu'il lui dit, mais elle partit en vitesse, lançant un regard méchant à Angèle avant de disparaître.

T : Bon, balances maintenant que l'on est tous les deux.

Elle s'était assise en tailleur, prise d'un grand intérêt pour ses pieds, elle jouait avec les plis de son jean trouait. Pour d'étendre l'atmosphère, Tom trouva bon de lancer une petite « blague ».

T : Apparemment, il faut que je me prépare psychologiquement.

Angèle lui fit comprendre que ce n'était pas le moment. Il se tut et attendit, il était en proie à une montée d'angoisse, ce silence n'avait rien de bien.

A : Je vais... Me ma... Me marier.


Elle leva craintivement la tête après ses aveux difficiles.

T : Tu n'étais pas obligé de venir en France pour me dire ça.
A : Tom, Ethan est adorable !
T : Je ne l'aime pas et tu le sais très bien.
A : Et pourquoi ?
T : A ton avis.
A : Tom, je t'aime beaucoup, mais comprend moi, t'attendre si longtemps à chaque fois, c'est impossible.
T : Tu pourrais venir avec nous.
A : Non, ce n'est pas ma place.
T : Je ne te promets pas d'être là à ton mariage.
A : Je n'en attendais pas moins de ta part, mais je pensais que tu me comprendrais.


Angèle se blottit dans les grands bras de Tom, appuyant sa tête contre son torse et écoutant calmement les battements réguliers de son c½ur.

T : Angèle ?
A : Oui
T : Tu avais plusieurs choses à me dire.


Elle soupira et se sépara de lui, remettant de la distance au vue de la prochaine nouvelle. Elle se leva, fit comme si elle inspectait les lieux et se tourna vers Tom.

A : En plus de me marier, je suis enceinte. De trois mois et demi.

Même si elle ne l'avait pas crié, elle l'avait dis et en cette minute d'aveux elle se sentit bien, légère et sereine. Elle attendit qu'il comprenne, qu'il fasse le calcul dans sa tête. Ce qui fut le cas. Après avoir réfléchis quelques instants, Tom regarda Angèle avec de grands yeux, il était hébété et ne sachant quoi répondre de censé, il ajouta juste.

T : Je vais être papa.

Le silence revint et ils se laissèrent tous les deux envahir par leurs pensées. Tom pensait à Ethan, se serait lui le vrai père, il fut un peu déçu par cela. Angèle quant à elle, pensa à une vieille discussion des jumeaux, Tom affirmait que ce serait Bill qui aurait un enfant en premier alors que Bill affirmait le contraire. Bill avait gagné son pari, il serait content.

T : C'est Ethan le père, pas moi.


Angèle revint à elle et le regarda étonnée, ne s'attendant pas à une telle réflexion. Elle chercha quoi répondre, mais ne trouva pas, il avait raison. Après de longues minutes, elle répondit simplement :

A : Tu pourras venir le voir quand tu veux.
T : Oui sûrement.
A : Tu es content ?
T : D'avoir un enfant et de ne pas pouvoir m'en occuper.
A : Ce n'est pas ce que je voulais dire.
T : Je sais.
A : Alors ?
T : Oui, oui je suis heureux.


Il lui sourit sincèrement se leva et la prit dans ses bras. De toute façon il l'aimait et quoiqu'elle fasse ça ne changerait jamais.
Et c'est pour cela qu'ils avaient choisi de ne pas se mettre officiellement ensemble, parce qu'ils s'aimaient, ils étaient un couple sans en être vraiment un, leur relation était officieuse. L'un couchait à droite et à gauche dans des dizaines de pays et l'autre se mariait. Mais en dépit de tout cela, ils avaient formé leur famille et ils s'aimaient. C'était ce qu'une vie de couple normal n'aurait pas fait jusqu'au bout. S'aimer à en perdre la raison, s'aimer comme au premier jour.


FIN____________________________________




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En fait, quand j'ai fini d'écrire ce chapitre, j'ai cherché à le continuer,
ne voulant pas me rendre à l'évidence et me dire que oui, c'est fini.
Je voulais sincèrement vous dire merci, vous lecteurs réguliers,
occasionnels, anciens et nouveaux. Peut-être écrirais-je un épilogue.

# Posté le mardi 11 novembre 2008 08:57

Modifié le mardi 11 novembre 2008 16:00